Dominique de Villepin affirme ne pas avoir "l'appétit du poste du dessus"
Dominique de Villepin affirme ne pas avoir "l'appétit du poste du dessus"Dominique de Villepin a affirmé dimanche qu'il n'avait pas "l'appétit du poste du dessus", sous-entendu l'Elysée, tout en refusant une nouvelle fois de répondre à la question de savoir si, oui ou non, il avait l'intention de se présenter à la présidentielle de 2007.
"Je ne suis pas un professionnel de la politique, je suis là un peu par hasard (...) Tout le monde pense que c'est formidable de grimper, d'avoir des responsabilités, d'être connu, mais je vais vous dire, c'est pas si simple", a déclaré le Premier ministre qui participait à un débat à La Sorbonne dans le cadre de "La Cité de la réussite".
"Je n'ai jamais eu l'appétit d'obtenir le poste du dessus. Ce n'est pas mon ambition", a-t-il martelé.
Interrogé un peu plus tard par un membre de l'auditoire, qui lui demandait s'il comptait être candidat en 2007, M. de Villepin a toutefois une nouvelle fois botté en touche: "je ne répondrai pas à votre question car elle me détourne de la mission qui est la mienne de servir les Français" avant d'ajouter: "mon problème à moi n'intéresse personne".
"Il y a des rythmes dans un quinquennat. Le président a dit qu'il se prononcerait dans le courant du premier trimestre. On peut penser que la question qui est posée au président de la République peut être aussi posée à tous les candidats", a-t-il ajouté de façon sybilline.
"Il n'y a pas de fatalité" à se présenter devant les électeurs, "tout le monde n'a pas forcément envie de vivre cette vie-là toujours", qui impose "beaucoup de sacrifices", a-t-il ajouté sous le regard de son épouse Marie-Laure présente dans les tribunes.
Rappelant que le poste de président de la République est "particulier", il a lancé une pique en direction des candidats actuels en estimant que "le débat qui a lieu aujourd'hui, c'est plus un débat pour savoir qui va aller à Matignon que qui va aller à l'Elysée".
Interrogé sur la coexistence dans son gouvernement de deux ministres différents comme Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, M. de Villepin a estimé que "le fait d'avoir dans un gouvernement des personnalités différentes, c'est un atout".
"Je pense que le meilleur du gouvernement Jospin a correspondu à une phase où les différents ministres disaient les choses. Quand un gouvernement perd de sa diversité, de sa capacité à s'exprimer, on perd de la force, de la vérité dans le service des Français
Tout en reconnaissant son échec sur le CPE, il a regretté que "pas un candidat" à l'Elysée ne propose "une alternative à ce qu'était le CPE à l'époque".
"Dans une démocratie, le plus rassurant, c'est de ne rien faire, en gros faire de l'image, se promener, discuter, faire semblant. Décider, choisir, c'est prendre des risques", a ajouté le chef du gouvernement.
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