Les Assedic victimes d'une fraude "industrielle"
Les Assedic victimes d'une fraude "industrielle"Les fraudes aux Assedic feraient vivre 10.000 personnes rien qu'à Paris, selon un rapport confidentiel révélé par Les Echos. "Les moyens de contrôle de l'Unedic sont notoirement insuffisants", affirme l'UMP Dominique Tian, président de la commission parlementaire chargée d'un audit.
L'existence même des fraudes était déjà connue, mais leur ampleur a été singulièrement revue à la hausse par un rapport confidentiel qui vient d'être finalisé par l'Unedic. Ses conclusions sont révélées ce mardi par Les Echos. Sur la seule agglomération parisienne, les escroqueries organisées feraient vivre 10.000 personnes. Le journal précise que "c'est nettement plus que les 6400 cas que l'Unedic avait officiellement recensé dans toute la France en février dernier".
A cette époque, l'Unedic annonçait que "les fraudes collectives à l'assurance-chômage avaient représenté 80 millions d'euros depuis trois ans", rappelle Les Echos. Mais, selon la commission d'enquête, "c'est nettement plus".
L'Undeic doit avoir plus de moyens de contrôle : Interrogé par le quotidien économique, l'UMP Dominique Tian, président de la commission parlementaire chargée d'évaluer les moyens de contrôle de l'Unedic, ne mâche pas ses mots : selon lui, les fraudes à l'assurance-chômage prennent une dimension "organisée, industrielle et mafieuse".
"Les fraudeurs encourent jusqu'à dix ans de prison et 375.000 euros d'amende. Mais les moyens de contrôle de l'Unedic sont notoirement insuffisants", ajoute le journal, citant Dominique Tian qui compte inscrire leur renforcement au coeur de ses propositions. Exemple de la faiblesse de ces moyens de contrôle : les agents chargés de la lutte contre la fraude ne sont pas autorisés à consulter les fichiers des Urssaf, collecteurs des cotisations sociales. "L'Unedic doit disposer des mêmes pouvoirs que les autres organismes de Sécurité sociale et doit pouvoir croiser ses fichiers avec les leurs", réclame Dominique Tian.