Raffarin dans le rôle du "pacificateur"
Raffarin dans le rôle du "pacificateur"Il prévient, après la polémique déclenchée à l'UMP par les propos de Jean-Louis Debré : "la victoire est trop incertaine pour se permettre n'importe quel écart". Confirmant Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin estime que les Français "ne lui demandent pas d'intervenir dans le débat électoral".
L'UMP aborde cette nouvelle semaine en ordre dispersé, après un week-end qui a vu s'affronter avec une vigueur accrue chiraquiens et sarkozystes. La sortie de Jean-Louis Debré, dénonçant les '"attaques incessantes" de Nicolas Sarkozy à l'encontre du gouvernement et du président de la République, a provoqué une riposte immédiate des partisans de Nicolas Sarkozy - Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, l'accusant notamment de vouloir "devenir mécanicien en chef de la machine à faire perdre". Tranchant avec ces propos, Jean-Pierre Raffarin s'est voulu apaisant dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI et a souhaité qu'il n'y ait "qu'un candidat" de l'UMP à la présidentielle.
"Je suis pacificateur. Ne comptez pas sur moi pour mettre de l'huile sur le feu", a répondu l'ex-Premier ministre aux questions sur les divisions internes à l'UMP. "La victoire aujourd'hui est trop incertaine pour se permettre n'importe quel écart", a-t-il averti, "par l'union, par le projet, essayons de la rendre possible. Pour l'élection présidentielle, ce serait avoir une attitude de division, que d'envisager des candidatures à la présidentielle qui passeraient en dehors du parti", a-t-il insisté, jugeant toutefois que cette règle ne s'appliquait pas au chef de l'Etat. Dans le cas où Jacques Chirac serait candidat, l'ancien Premier ministre plaide pour que le président et le candidat désigné par l'UMP "s'entendent". "Il faudra qu'ils en parlent tous les deux. C'est ce que j'appelle l'éthique de la victoire", a-t-il dit.
S'agissant de Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin a assuré que les Français "ne lui demandent pas d'intervenir dans le débat électoral". "Le Premier ministre s'occupe de la vie quotidienne des Français. Quand il entre dans le champ électoral, il s'affaiblit et il affaiblit sa fonction", a-t-il observé. Quant à Nicolas Sarkozy, "un bon ministre" qui "a fait un parcours remarquable", il lui a conseillé de quitter le gouvernement au moment d'entrer en campagne afin d'être "disponible pour les électeurs".
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