Chiraquiens et sarkozystes restent sur leurs positions
Chiraquiens et
sarkozystes restent sur leurs positions
Tout en niant vouloir relancer la "machine à perdre", chiraquiens et sarkozystes continuent à s'opposer sur la possibilité pour l'UMP d'avoir plusieurs candidats issus de ses rangs en 2007.
Brice Hortefeux a réaffirmé que Nicolas Sarkozy était le "candidat naturel" du parti et que l'accord entre les deux camps avait défini la "méthode" et le "calendrier" pour dire qui l'UMP soutiendrait à l'élection présidentielle.
Le lieutenant du ministre de l'Intérieur a minimisé son différend, la veille, à l'Assemblée nationale, avec le Premier ministre Dominique de Villepin, dont la rivalité avec le président de l'UMP semble relancée.
"La réalité est tout simplement que le Premier ministre m'a fait part d'un certain nombre de réflexions, je lui ai moi-même fait partager les miennes et je trouve ça sain, logique", a-t-il déclaré sur RTL.
Pressé par les députés UMP de faire respecter "l'unité" au sein de son gouvernement, Dominique de Villepin a réaffirmé son attachement au "rassemblement" de son équipe et de la majorité.
"Je suis profondément attaché au rassemblement de mon gouvernement et de la majorité parce que je n'ai qu'une seule préoccupation. Je l'ai dit et je le redis: c'est le service des Français", a déclaré le Premier ministre à la sortie du conseil des ministres.
Michèle Alliot-Marie, a paru également vouloir calmer le jeu en affirmant "condamner" les propos prêtés par Libération à un ministre, lequel aurait déclaré qu'il préférait voter pour la socialiste Ségolène Royal, plutôt que pour Nicolas Sarkozy.
Les militants voteront : Cependant, la ministre de la Défense n'a en rien cédé sur le fond, laissant planer le doute sur son éventuelle candidature, dans le cadre du processus prévu par l'UMP ou même hors du parti.
Elle a précisé qu'elle se déciderait "en début d'année" en fonction des chances de chacun de l'emporter et sans se sentir liée par le congrès du 14 janvier.
Michèle Alliot-Marie a également réaffirmé que les statuts ne prévoyaient qu'un simple soutien financier au candidat choisi par les militants.
"Les statuts de l'UMP disent bien que l'UMP ne donne pas d'investiture pour l'élection présidentielle", a-t-elle dit.
Les proches de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin n'ont pas la même lecture des accords qu'ils ont négociés ensemble le 6 décembre lors d'un bureau politique.
Michèle Alliot-Marie, qui dit avoir obtenu la mention d'un paragraphe évoquant un soutien financier, invoque les institutions de la Ve République.
L'élection présidentielle repose sur "un lien direct entre le Président et l'ensemble des Français", dit-elle.
Mais Brice Hortefeux a répété mercredi qu'il y avait eu un accord entre les deux camps "à la fois sur la méthode et le calendrier" pour décider "quel candidat l'UMP soutiendra".
Les militants "décideront du soutien à un candidat et ils voteront. C'est donc un progrès considérable puisque généralement ça se passait plutôt dans des petits cercles ou des petits cénacles", a-t-il dit.
"Tout le monde a le droit de (...) présenter" sa candidature en vue du congrès du 14 janvier, a renchéri Patrick Devedjian, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, sur France Info.
Le député UMP a indiqué qu'il se rangerait "sans état d'âme" derrière Dominique de Villepin si d'aventure les 300.000 adhérents de l'UMP choisissaient le Premier ministre pour porter leurs couleurs.
"Je voterais pour lui au premier et au deuxième tour. C'est le jeu des règles internes de fonctionnement de notre parti", a-t-il insisté, précisant qu'il tenait le "verbatim" de la réunion du 6 décembre à la disposition de ses contradicteurs.