Collision entre deux trains, douze morts
Collision entre deux trains, douze mortsL'accident a eu lieu en Moselle, près de la frontière luxembourgeoise. Dominique de Villepin et Dominique Perben sont attendus sur place. La cause pourrait en être une "erreur d'aiguillage des Luxembourgeois", selon le vice-président du Conseil régional de Lorraine. De son côté, le président Chirac a appelé le gouvernement à "veiller à la mobilisation de tous les services de secours". Les plans "rouge" et "blanc" ont été déclenchés par le préfet de Moselle qui a activé une cellule de crise et doit également se rendre place, selon un communiqué de la préfecture. Le plan rouge est déclenché par le préfet pour servir de cadre de mobilisation après un événement pouvant occasionner de nombreuses victimes. Le plan blanc met en alerte les hôpitaux. Au moins une centaine de sauveteurs français et luxembourgeois sont sur place, ont indiqué les sapeurs-pompiers de Metz. Un hélicoptère du SAMU a également été dépêché sur les lieux. Deux enquêtes sont en cours, l'une menée par la SNCF et l'autre confiée au "Bureau enquêtes accident" (BEA). Un numéro vert, le 0800.130.130, a été mis en place pour les familles des victimes.
Une collision entre un train de voyageurs et un train de marchandises, qui s'est produite mercredi à Zoufftgen, dans le Nord de la Moselle, a fait au moins dix morts et une vingtaine de blessés, dont certains grièvement, a-t-on appris auprès des pompiers et de la SNCF à Metz. "Neuf voyageurs, les deux conducteurs et un ouvrier travaillant sur la voie ont été tués", a indiqué un responsable de la cellule de crise ouverte en Lorraine par les chemins de fers nationaux. "Au moins 21 autres personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement", a ajouté la même source.
Dans un communiqué, la préfecture de la Moselle faisait, quant à elle, état de quatre décès "confirmés" et "9 personnes encore incarcérées" à 14h. La préfecture a également fait état de deux blessés légers et de dix personnes "choquées". Un précédent bilan, donné par les sapeurs-pompiers de Metz, s'établissait à au moins une dizaine de morts et à plusieurs blessés.
La collision, frontale, s'est produite vers 11h45 entre un train luxembourgeois à deux niveaux qui reliait Luxembourg à Nancy et un convoi de fret qui allait de Thionville (Moselle) à Luxembourg, a-t-on indiqué à la direction régionale de la SNCF de Metz-Nancy. "L'accident a eu lieu près d'un chantier sur voies" à proximité de cette commune frontalière avec le Luxembourg, a précisé un porte-parole. "En raison de ces travaux, une seule voie était en service et le trafic ferroviaire était alterné", a précisé le porte-parole. "Pour des raisons devant être éclaircies, les deux trains se sont retrouvés nez-à-nez", a-t-il ajouté.
Numéro vert : Le directeur exécutif de la SNCF, Guillaume Pepy, a pour sa part affirmé que "le train de fret (No 45.938) a passé un signal au vert, de voie libre". "Il n'y a pas d'indication à l'heure actuelle concernant un problème de vitesse de circulation des trains côté français", a-t-il ajouté, en précisant "que le train de marchandises s'est engagé le premier sur la voie".
Auparavant le vice-président du Conseil régional de Lorraine, Bertrand Mertz, avait déclaré à la chaîne France 3 que l'accident pouvait être lié à "une erreur d'aiguillage luxembourgeois". Le Premier ministre, Dominique de Villepin, qui avait décollé en tout début d'après-midi pour la Guadeloupe, "a décidé de se rendre immédiatement sur les lieux du drame" avec le ministre des Transports Dominique Perben. "Il reprendra ensuite le déroulement normal de son déplacement en Guadeloupe et en Martinique", a-t-on ajouté.