Nicolas Sarkozy se voit en "cible" et en "bouc émissaire"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Nicolas Sarkozy se voit en "cible" et en "bouc émissaire"

Nicolas Sarkozy s'est présenté comme la "bouée de sauvetage" des présidentiables socialistes qui, à ses yeux, se sont trouvé un point commun: "haro sur moi".

Au détour de sa démonstration, devant les nouveaux adhérents de l'UMP, Nicolas Sarkozy a également fait allusion, sans le nommer, à Dominique de Villepin et "ceux qui, pour être dans ma famille politique, n'en s'ont pas moins touchés par la grâce de l'unité".

Après la réunion dans la salle Gaveau, la quinzième du genre, le ministre de l'Intérieur s'est offert un bain de foule en plein carrefour, devant des policiers dépassés par la foule qui criait "Sarkozy président".

"Nous avons lancé la bataille des idées et en échange je ne vois en face de moi qu'une bataille de personnes. Il ne m'a pas échappé que j'étais devenu la cible, le vecteur, le tremplin", a déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours de près d'une heure. "Dès que quelqu'un veut qu'on parle de lui, il me critique (...) Ils parlent de moi tout le temps.

"Les candidats socialistes (à l'investiture présidentielle) se méprisent, se déchirent, n'ont aucune idée originale mais ils ont trouvé leur bouée de sauvetage: haro sur moi", a-t-il poursuivi, sous les rires de l'assemblée.

"L'UDF à défaut d'être entendu a trouvé un créneau pour subsister: être différent de moi. L'extrême gauche est en miettes mais elle a trouvé son bouc émissaire et j'ai l'impression que c'est un peu moi. Quant à Jean-Marie Le Pen, s'il n'y a pour lui qu'un homme à abattre, c'est peut-être moi", s'est encore amusé le ministre de l'Intérieur.

Pendant son discours, le président de l'UMP a réitéré ses positions adoptées ces dernières semaines, notamment procéder en 2007, si la droite reste au pouvoir, à la réforme des régimes spéciaux de retraite ou à la suppression de la carte scolaire.

Il est également revenu sur la polémique déclenchée par ses propos sur la "démission" des juges en Seine-Saint-Denis, présentant au public plusieurs cas de mineurs remis en liberté malgré un passé judiciaire chargé et prenant à nouveau les Français à témoin.

"Je veux être jugé sur ce que j'ai dit et non pas sur la caricature que certains en ont fait", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Je le dis avec force, les magistrats sont compétents, honnêtes, respectables. Ils exercent leur métier dans des conditions difficiles (...) Mais ce n'est pas mettre en cause leur indépendance que de rappeler qu'ils jugent au nom du peuple français et qu'il faut savoir écouter davantage ce que dit le peuple français du fonctionnement" de la justice.
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Publié dans Présidentielle 2007

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