Rainbow Warrior: polémique autour d'un frère de Ségolène Royal

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Rainbow Warrior: polémique autour d'un frère de Ségolène Royal

L'affaire du Rainbow Warrior, qui a entaché le premier septennat de François Mitterrand, a ressurgi ce week-end à la faveur de révélations du frère cadet de Ségolène Royal sur le rôle qu'aurait joué un de leurs frères aînés dans l'opération contre le navire de Greenpeace.

Dans le cadre d'un dossier de dix pages sur la présidentiable socialiste publié par Le Parisien, Antoine Royal a affirmé vendredi que son frère Gérard lui avait révélé avoir "posé la bombe" sur le bateau coulé en 1985 par des agents français dans le port néo-zélandais d'Auckland.

L'appartenance de Gérard Royal, ancien nageur de combat, à la DGSE ainsi que son implication dans l'opération contre le Rainbow Warrior ont été révélées par l'Express dès 1995.

Mais selon le magazine, le frère de Ségolène Royal n'a été que le pilote du canot pneumatique utilisé pour approcher le navire.

Vendredi, lors de son entrée officielle en campagne pour l'investiture présidentielle du PS, Ségolène Royal avait mis en garde contre toute manipulation de sa famille.

"J'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France et les épreuves qui vont avec et dont je veux protéger ma famille", a-t-elle déclaré devant les militants socialistes de Vitrolles (Bouches-du-Rhône).

Dimanche, lors d'un déplacement à Guingamp, elle s'est déclarée "un peu surprise de cette polémique", qui éclate "au lendemain de (s)a déclaration de candidature".

"Je ne sais pas si elle est justifiée ou si c'est une peau de banane" ou une "coïncidence", s'est interrogée la dirigeante socialiste lors d'un point de presse.

"Politique nauséabonde", dit Fabuis :  L'opération, le 10 juillet 1985, avait fait un mort, Fernando Pereira, militant de l'organisation écologiste. Trois mois plus tard, Laurent Fabius, alors Premier ministre, devait reconnaître l'implication de la DGSE.

"C'est sans doute une coïncidence, un hasard total (...) si on reparle de cette histoire qui est arrivée il y a plus de 20 ans pour mettre en cause Mme Royal alors qu'elle est candidate à la candidature et peut-être pour me mettre en cause aussi puisque je suis candidat", a-t-il ironisé dimanche sur France 2.

"Ce n'est pas ma conception de la politique. Je ne suis pas pour une politique nauséabonde et si on veut arrêter les socialistes comme ça, on n'y arrivera pas", a-t-il martelé.

Quand bien même les faits seraient avérés, Dominique Strauss-Kahn, qui est également candidat à l'investiture présidentielle du PS, a trouvé "malvenue" l'irruption de telles révélations dans la campagne.

"On n'est pas responsable de ce que fait son frère, son père ou sa soeur", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Deux agents français, Alain Mafart et Dominique Prieur, les "faux époux Turenge", ont reconnu avoir posé les deux charges explosives sur le navire.

Ils ont été condamnés par la Nouvelle-Zélande à 10 ans de prison pour homicide involontaire. Leur procès a été filmé et devait être diffusé sur une chaîne néo-zélandaise cet automne.

Les deux Français ont été expulsés vers l'atoll de Hao en Polynésie française, en application d'un accord conclu entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été relâchés et sont retournés en France 18 mois plus tard.
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Publié dans Actualités

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