Lionel Jospin ne sera pas candidat
Lionel Jospin ne sera pas candidatL'ancien Premier ministre a décidé de ne pas présenter sa candidature à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007. Peinait à décoller dans les sondages : Après son échec cuisant du 21 avril 2002, au premier tour de la présidentielle, Lionel Jospin avait pris ses distance avec la politique après 30 ans d'une carrière toute entière tendue vers le pouvoir, depuis des débuts trotskistes qu'il avait difficilement fini par reconnaître. Il n'avait pas rompu néanmoins tous les ponts, en s'inscrivant dans la section socialiste du XVIIIè arrondissement de Paris. Trois ans plus tard, il était intervenu à nouveau dans le débat, d'abord en s'engageant pour le "oui" lors de la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne, puis avec la publication d'un livre "Le monde comme je le vois".
Lionel Jospin ne sera pas candidat à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007. C'est ce qu'il a annoncé mercredi soir à l'issue d'une réunion de jospiniens. Au cours de la soirée, Lionel Jospin a expliqué qu'il ne voulait "pas fractionner le parti", en ajoutant qu'il adresserait une lettre aux militants socialistes en ce sens, a-t-on appris auprès de participants. L'ancien chef de gouvernement développera sur RTL ce jeudi matin à 7H50 les éléments qui l'ont conduit à prendre cette décision.
Mercredi en début de soirée, son entourage avait indiqué qu'il pourrait annoncer "une décision importante", jeudi, soit deux jours avant l'ouverture du dépôt des candidatures à l'investiture. Une incertitude pesait sur une entrée de Lionel Jospin dans la course des présidentiables socialistes. A ce jour, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang ont fait part de leur intention de présenter leur candidature.
Peu à peu, Lionel Jospin avait laissé s'installer l'idée d'un retour pour 2007, d'abord distillée par la voix de proches, puis en annonçant son intention de participer au débat et enfin en n'excluant pas en juin dernier de solliciter l'investiture. Trop tard pour certains, en dépit d'une intervention pleine d'émotion fin août à l'Université d'été du PS, dans laquelle il avait notamment reconnu "un certain nombre d'erreurs" dans sa campagne de 2002 contre Jacques Chirac. Mais sa candidature peinait à décoller dans les sondages et ses anciens partisans rejetaient toute idée de désistement en sa faveur.