Vaste opération de police aux Tarterêts
Vaste opération de police aux TarterêtsOnze personnes ont été interpellées par les 200 policiers qui fouillent depuis ce matin 6h la cité où deux CRS ont été agressés la semaine dernière.
Une dizaine de camions de police, une quarantaine de voiture banalisées, quelque 200 hommes (policiers et CRS) : ce lundi entre 6 et 8 heures du matin, une très vaste opération de police a lieu dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Objectif notamment : retrouver les agresseurs des deux CRS violemment attaqués mardi dernier, tandis que le capitaine Ludovic Aubriot est toujours hospitalisé. Mais aussi, "mettre un coup de pied dans la fourmilière", selon l'aveu de l'un des policiers sur place, qui recherchaient également des stupéfiants avec des chiens.
Au total, onze personnes ont été arrêtées à leurs domiciles en moins de deux heures. Les enquêteurs devaient comparer les traces ADN et les empreintes trouvées sur les lieux du tabassage avec des suspects. Les agresseurs (fichés) auraient en effet été identifiés grâce à des traces génétiques retrouvées sur des restes de repas, notamment des boîtes de pizzas. Selon des sources proches de l'enquête, les onze suspects étaient dans le collimateur de la police, et aucun n'a échappé à l'arrestation.
L'opération s'est déroulée dans le calme, selon les journalistes présents sur place, même si deux projectiles, vraisemblablement des bouteilles de verre, ont été jetés depuis un immeuble en direction des policiers (mais sont tombés dans la rue). Nicolas Sarkozy avait promis juste après l'agression des CRS : "Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour retrouver" les auteurs de l'agression. "Nous irons les chercher un par un".
Pascal Clément reçoit le monde judiciaire : Le Garde des Sceaux reçoit ce lundi les représentants des milieux judiciaire et policier afin de relancer la lutte contre la délinquance en Seine-Saint-Denis. Ces invitations ont été lancées par le président Chirac vendredi pour clore la polémique entre les juges et Nicolas Sarkozy qui avait dénoncé la semaine dernière le "laxisme" du tribunal pour enfants de Bobigny. "S'il s'agit, pour nous autres magistrats, d'y parler de nos difficultés de terrain et de travailler à des améliorations, nous y allons avec plaisir, mais s'il s'agit de recevoir des ordres, il y aura de la réticence", a dit le président du tribunal pour enfants, Jean-Pierre Rosenczveig.