Vladimir Poutine se veut rassurant en matière d'énergie
Vladimir Poutine se veut rassurant en matière d'énergieVladimir Poutine a confirmé samedi que la Russie, la France et l'Allemagne avaient abondamment évoqué les question énergétiques lors de leur quatrième réunion tripartite, ajoutant que toute décision que pourrait prendre Moscou ne serait dirigée contre "qui que ce soit".
"Aujourd'hui, nous avons beaucoup parlé d'énergie bien sûr et, une fois de plus, je voudrais vous dire que nous avons confirmé la thèse suivante, à savoir que dans ce domaine, il y a une interdépendance collective (...) une interdépendance positive, qui renforce notre coopération et permet d'établir une situation stable dans les économies européenne et russe", a-t-il dit.
"J'ai informé mes collègues sur mes projets en matière d'énergie (...) en matière de changements d'infrastructures. Et tous ces plans ne sont absolument pas dirigés contre qui que ce soit. Le seul objectif, c'est la diversifation des flux de transport. Et ceci pour le bien des consommateurs européens", a poursuivi le président russe.
"Nous n'avons en aucun cas l'intention de réduire ces flux vers les pays qui sont nos partenaires traditionnels. Nous avons l'intention de remplir toutes nos obligations en ce qui concerne nos partenaires européens", a ajouté Vladimir Poutine.
Ce dernier s'est ainsi une nouvelle fois montré rassurant vis-à-vis de ses partenaires allemands et français après avoir déjà assuré la veille que les spéculations concernant un retrait de la licence du groupe pétrolier français Total dans le cadre du projet Kharyaga étaient exagérées.
Peu avant l'ouverture de la réunion tripartite, l'Elysée avait déclaré que l'Etat français se montrerait particulièrement vigilant concernant les dossiers énergétiques après la décision du ministre russe des Ressources de retirer une licence d'exploitation au groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et aux reproches faits au Total de ne pas développer le champ de Kharyaga assez vite.
Vladimir Poutine n'est pas revenu sur le dossier Total lors de la conférence de presse commune avec Jacques Chirac et la chancelière allemande Angela Merkel mais a assuré que Gazprom avait bien l'intention d'exporter vers l'Europe du gaz naturel issu du champ gazier géant de Shtokman.
"Je peux vous dire que Gazprom étudie le dossier et qu'une décision pourrait être prise dans un avenir proche", a-t-il dit.
"Nous livrons actuellement à peu près 55 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Europe. En ce qui concerne le seul gisement Shtokman, nous pourrons fournir de 25 à 45 milliards de mètres cubes", a souligné Vladimir Poutine.
"Les fournitures en provenance de Shtokman pourront avoir leur pendant 50 à 70 ans. Cela crée une situation stable et fiable dans le domaine de l'énergie en Europe", a-t-il encore déclaré.
Début septembre, les trois compagnies pétrolières européennes - Total et les norvégiens Statoil et Norsk Hydro - ont dit avoir repris les négociations avec Gazprom concernant une participation dans l'exploitation du champ de Shtokman.
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