Polémique avec les magistrats: Sarkozy ne regrette "pas du tout" ses propos
Polémique avec les magistrats: Sarkozy ne regrette "pas du tout" ses proposLe ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a assuré vendredi sur TV5 Monde qu'il ne regrettait "pas du tout" ses propos à l'égard de certains magistrats de Seine-Saint-Denis, dont il a dénoncé la "démission" face aux mineurs délinquants.
Interrogé pour savoir s'il regrettait ses propos, le ministre de l'Intérieur s'est montré catégorique: "non, pas du tout".
Il a assuré qu'il n'avait "pas mis en cause le travail des magistrats en général", ajoutant: "ce sont des gens compétents, de qualité, mais parfois il y a des dysfonctionnements".
"J'ai dit que dans le département de la Seine-Saint-Denis il y a un problème avec les réponses pénales, ça, ça ne nécessite pas le tollé, le corporatisme d'un certain nombre", a estimé M. Sarkozy.
Selon lui, "le président du tribunal (pour enfants) de Bobigny mène une politique bien précise qui consiste à ne jamais mettre (les délinquants) en prison".
Alors, "on ne peut pas continuer comme ça, les policiers ne peuvent pas courir après les mêmes délinquants (qui) ne sont pas punis".
"J'ai fait une réflexion de bon sens que d'innombrables Français pensent, je dis simplement qu'il n'y a pas de pouvoir sans responsabilité, qu'on peut donner une opinion sur la façon dont certains juges jugent", a-t-il commenté.
Sur les magistrats qui critiquent ses propos, M. Sarkozy a ironisé: "les mêmes mettaient en cause le président de la République la semaine dernière sur la nomination de Laurent Le Mesle (ndlr: procureur général de Paris).
"Alors, a-t-il ajouté, celui dont on contestait la semaine dernière qu'il défende l'indépendance de la justice, aujourd'hui on vient l'appeler pour protéger l'indépendance de la justice?"
"Je sais que c'est une spécialité en France: on regarde un problème, on (le) contourne. Moi je vois un problème, j'essaie d'apporter une réponse, je suis là pour résoudre les problèmes et, en parlant, j'oblige la société française à évoluer", a expliqué le ministre de l'Intérieur.
Dans cette affaire, il s'est défendu d'être en campagne électorale: "je n'ai pas l'impression d'être en campagne, c'est simplement qu'en démocratie, il vaut mieux parler un langage que les gens comprennent sur des thèmes, des valeurs que les gens attendent de nous. Je ne suis pas de gauche, je suis désolé", a-t-il conclu.
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