Le TGV fête ses 25 ans

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Le TGV fête ses 25 ans

Il y a 25 ans, le 22 septembre 1981, le train à grande vitesse (TGV) était inauguré sur la ligne Paris-Lyon, avec une vitesse de croisière alors révolutionnaire de 260km/h. Le TGV, qui fêtera vendredi son quart de siècle, a transporté depuis 1,2 milliard de passagers, en changeant profondément leur façon de voyager.

Programme : le
site SNCF dédié aux 25 ans du TGV


Parti d'une ligne nouvelle (la LN1), le réseau TGV a d'abord été exploité, à partir du 27 septembre 1981, sur la ligne Paris-Lyon. Il s'est développé depuis, avec l'extension Atlantique (1989), Nord (1993), Méditerranée (2001) et les dessertes internationales (Eurostar, Thalys). Prochaine étape, le TGV Est, roulant à 320km/h mettra Paris et Strasbourg à 2h20 à partir de juin 2007.

Les premiers TGV roulaient à 260km/h, ceux de 2006 à 300km/h en vitesse de croisière. Le TGV Est-européen, à partir de juin 2007, circulera à 320km/h...
La SNCF a commencé à réfléchir au TGV dès le milieu des années 60. A l'époque, les différents responsables chargés des transports ou de l'aménagement du territoire ne donnaient pas cher de l'avenir du trafic ferroviaire voyageur.

Ils estimaient que le train se retrouverait à terme "coincé entre des automobiles de plus en plus performantes et l'avion, très cher, mais dont on pensait qu'il allait se démocratiser", explique à l'Associated Press Mireille Faugère, directrice de la branche Voyageurs France Europe de la SNCF.

D'ici 2020 ou 2030 si tous les projets envisagés sont effectivement réalisés, on pourra faire Amsterdam-Séville à très grande vitesse.
Il fallait, pour sauver le train, "un pas de géant avec un saut technologique considérable". Les promoteurs du TGV "ont eu la foi et une détermination très forte", qui a rencontré "l'enthousiasme des ingénieurs".

"Ce qui a fait le succès, c'est que se sont croisées des idées techniques avec des idées de développement économique et commercial.
Photo © AFP/La future AGVAlstom va construire un prototyope de 4e génération, l'AGV (automotrice à grande vitesse). Vitesse : 350 km/h.

Il n'y avait pas que de la grande vitesse, il y a eu l'idée géniale de rendre ces trains à grande vitesse compatibles avec le réseau classique", poursuit-elle. Ce principe est toujours en vigueur aujourd'hui: on compte 1.500km de lignes à grande vitesse (LGV) en France, mais les TGV circulent sur un total de 7.000km de lignes.
 
Cela n'avait rien d'évident dans les années 60. Certains, à la SNCF, jugeaient "trop cher" le système de la grande vitesse et estimaient que les TGV devaient rouler sur des lignes strictement réservées. Quant au ministère des Transports de l'époque, il émettait de gros "doutes sur le succès économique de la grande vitesse" et "trouvait le projet assez fou", note Mireille Faugère. "Ca s'est fait par enthousiasme et par pari. C'est l'histoire d'un formidable pari".

Depuis les premiers TGV, de couleur orange, et le TGV Duplex, sur deux niveaux, d'aujourd'hui, de nombreux progrès sont intervenus, en particulier dans les domaines de la motorisation, des alliages métalliques, de l'électronique, du confort et services à bord. Les premiers TGV roulaient à 260km/h, ceux de 2006 à 300km/h en vitesse de croisière. Le TGV Est-européen, à partir de juin 2007, circulera à 320km/h, ce qui permettra de rallier Paris à Strasbourg en 2h20, Paris à Francfort en 3h45.

Le TGV de demain aura plus encore qu'aujourd'hui "l'Europe pour terrain de jeu", précise Mireille Faugère. D'ici 2010, 1.500km de lignes à grande vitesse, en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Espagne ou en Italie, viendront s'ajouter aux quelque 3.000km de lignes existantes en Europe. Ce chiffre devrait doubler d'ici 2020 ou 2030 si tous les projets envisagés sont effectivement réalisés, ce qui permettrait des liaisons à très grande vitesse sur des trajets tels Amsterdam-Séville.

L’achèvement de la ligne à grande vitesse entre Londres et le Tunnel. Londres sera désormais à 2h20 de Paris en Eurostar et à moins de 2h de Bruxelles. Eurostar devenant ainsi le mode de transport le plus rapide entre ces 3 capitales, sa part de marché devrait passer de 71 % aujourd’hui à plus de 80 %.

La mise en service de la ligne à grande vitesse entre Bruxelles et Amsterdam qui ramènera le temps de parcours des Thalys entre Paris et Rotterdam à 2h45 et Paris et Amsterdam à 3h15 (soit 30 et 55 minutes de moins qu’aujourd’hui).

La SNCF espère voir sa part de marché passer de 40 % à 60 % en 2007. L’ouverture de la ligne à grande vitesse entre Bruxelles et Cologne qui réduira le temps de parcours des Thalys entre Paris et Cologne à environ 3 heures (contre 3h50 aujourd’hui). La part de marché devrait passer de 15 % aujourd’hui à 45 % en 2007.
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