Une centaine de blessés dans des émeutes à Budapest
Une centaine de blessés dans des émeutes à BudapestDes manifestants d'extrême-droite réclamant le départ du Premier ministre ont attaqué le bâtiment de la télévision nationale, qu'ils ont momentanément occupé.
Scènes de violence dans les rues de Budapest dans la nuit de lundi à mardi. Des milliers de manifestants d'extrême-droite,selon une agence de presse locale, réclamant le départ du Premier ministre hongrois, ont attaqué le bâtiment de la télévision nationale. Ils entendaient protester contre les aveux de "mensonges" du Premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsany. Ils ont pu pénétrer à l'intérieur du siège de la télévision pour y lire une pétition alors qu'un feu se déclarait à l'intérieur des locaux.
La police, apparemment dépassée par les événements, a cependant réussi à les en faire sortir vers quatre heures du matin, faisant usage de bombes lacrymogènes et de canons à eau, La place Szabadsag, où se trouvent les quartiers généraux de la télévision nationale, a été dégagée par la police, mais de nombreuses carcasses de voitures brulées, des bancs arrachés et des poubelles renversées, témoignaient de la violence de l'attaque lancée par les manifestants. On compte une centaine de blessés.
Les "conneries" du gouvernement : La radio publique hongroise avait diffusé dimanche soir l'enregistrement d'un discours à huis-clos à des députés du parti socialiste en mai dernier, où Ferenc Gyurcsany déclarait que le gouvernement n'a fait que "des conneries" et a "menti" pendant un an et demi pour cacher son projet de plan d'austérité, jugé douloureux, mais nécessaire. Après que le Premier ministre eut admis que l'enregistrement était authentique, des centaines de manifestants de droite ont réclamé sa démission lundi matin à Budapest, en campant devant le parlement, siège des pouvoirs exécutif et législatif. Dans la soirée, Fidesz avait assuré de sa complète solidarité avec les manifestants.
A l'aube, il a annoncé que les manifestations "radicales dans les rues n'apportaient pas de solutions aux problèmes", il a ajouté vouloir tenir un jour de débat au parlement mardi pour analyser les événements. Le cabinet de la sécurité national a été convoqué pour 09H00.