Les prétendants PS passent leur grand oral

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Les prétendants PS passent leur grand oral

Les candidats à l'investiture défilent ce samedi matin devant quelque 2000 militants. Un rendez-vous à suivre en direct sur LCI depuis 9h30.

Tout a été prévu dans les plus menus détails pour ce "grand oral" des candidats à la candidature socialiste (en direct sur LCI depuis 9h30), placé sous le signe -tous l'ont dit à leur arrivée à Lens- du dialogue sans affrontement.

Avant que la réunion de Lens débute samedi matin devant plus de 2000 militants, un tirage au sort a donné l'ordre de passage des six prétendants à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007.

Seule à sortir de ce strict protocole : Ségolène Royal. Censée s'éclipser aussitôt la fin de son intervention afin de se rendre en Espagne où elle doit assister au congrès du Parti socialiste espagnol l'après-midi et rencontrer José Luis Zapatero le soir, la candidate socialiste préférée dans les sondages est passée la première.

25 minutes pour convaincre

Tous ont droit à 25 minutes : 10 minutes introductives et 15 minutes pour répondre à trois questions de militants, préalablement écrites et choisies par une petite commission. Voici le contenu de chaque discours.

Ségolène Royal : Poing souvent levé, martelant ses propositions, Ségolène Royal a tenu un discours très à gauche, ferme, ne mâchant pas ses mots. Une manière de répondre aux critiques internes au PS, qui lui reprochent de ne pas être assez socialiste. Au menu, elle a dit vouloir "partir à la reconquête de l'égalité scolaire". Ainsi, elle a de nouveau défendu un assouplissement de la carte scolaire qui, à ses yeux, "cristallise les inégalités" et pénalise les familles les plus modestes, alors qu'"un élève sur cinq est inscrit dans l'école privée". Elle voudrait aussi que l'école publique donne "aux élèves qui en ont besoin le soutien scolaire individuel gratuit dans l'école". Concernant les OGM, elle s'est dite "favorable à une mesure de grâce pour les faucheurs", et au-delà pour une "transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM".

Lionel Jospin :  A suivi, selon le tirage au sort Lionel Jospin, qui a dressé un portrait du candidat idéal "quel qu'il soit". L'ancien Premier ministre est resté très général dans son discours, dressant par de grandes lignes la gauche qu'il veut pour 2007, soit "proposer une véritable politique de gauche", comme pour répondre à mots couverts à celle qui l'avait précédé. Tirant une fois encore les leçons de l'élection de 2002 qui fut "escamotée", il a aussi émis des réserves quant à la capacité de la gauche à gagner l'élection présidentielle : "Ce n'est "pas certain en raison du rapport de forces entre la droite et la gauche, qu'il faudra changer". Seule position ferme : sur les prélèvements ADN des mineurs, qu'il a fermement critiqués, refusant qu'on "transforme dès la nourrice les enfants en délinquant".

Jack Lang  :  L'ancien ministre de la Culture a pris la suite. Ne parvenant pas à terminer le discours qu'il avait prévu, il n'a pu répondre qu'à une seule question de militant. Auparavant, il a fustigé Nicolas Sarkozy  qui "est le candidat de l'insécuritation" : "nous ne voulons plus d'une France déshonorée par une xénophobie d'Etat, Sarkoïsée, rabougrie, sclérosée, recroquevillée sur ses erreurs". 


Dominique Strauss-Kahn : Même ligne pour Dominique Strauss-Kahn qui a désigné le "seul objectif du PS aujourd'hui" : "battre Nicolas Sarkozy", dénonçant "la politique de renoncement".

Martine Aubry : Martine Aubry a dit vouloir "redonner à la France un rôle dans le monde" mais pas comme le fait Chirac "par des grands discours".

Laurent Fabius : Enfin Laurent Fabius (en cours) terminait la ronde. Seul à se déclarer dans son discours "candidat à l'investiture" ("Je m'y suis préparé" a-t-il affirmé), il a tenu un discours sur le même ton ferme que Ségolène Royal. Le député de Seine-Maritime a lui aussi désigné le seul ennemi : Nicolas Sarkozy, qui est d'autant plus dangereux qu'il a du "talent", qui est le "futur caniche" du président des Etats-Unis. Martelant un "oui à la discussion, mais non à la dispute" au sein du PS, il a tout de même pris le contre-pied de Ségolène Royal sur la question de la carte scolaire, qu'il ne souhaite pas supprimer.

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Publié dans Présidentielle 2007

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