Fusillade dans une école de Montréal
Fusillade dans une école de MontréalUn homme a ouvert le feu mercredi dans un établissement pré-universitaire de Montréal, tuant une jeune femme et faisant 20 blessés, avant d'être abattu par la police.
Scène de panique mercredi dans un établissement pré-universitaire de Montréal. Un homme vêtu de noir a déclenché une fusillade tuant une jeune femme et faisant 19 blessés. Après plusieurs heures de confusion ponctuées de rumeurs contradictoires et d'images d'étudiants fuyant en pleine panique, le directeur de la police de Montréal, Yvan Delorme, a annoncé que la police avait abattu le suspect et que la fusillade avait fait 20 blessés.
Dans la soirée, il précisait que, sur ces blessés, une jeune femme de 20 ans était décédée sur les lieux de la fusillade. Il a également indiqué que le tireur avait agi seul, alors que des informations avaient circulé auparavant sur la présence de plusieurs tireurs, et qu'il disposait de trois armes. Le Premier ministre canadien Stephen Harper a dénoncé un acte "lâche et insensé", tandis que son homologue québécois Jean Charest déclarait que la vie de la province francophone "s'était arrêtée pendant plusieurs heures" mercredi.
Un acte "isolé" : La fusillade a eu lieu dans le collège Dawson, établissement pré-universitaire anglophone situé en plein centre de Montréal et fréquenté par plus de 10.000 étudiants. Yvan Delorme a dit ne pas avoir d'indications sur le mobile de cet acte, mais a souligné que rien ne laissait penser qu'il pourrait avoir une connotation raciste ou terroriste. Yvan Delorme, ainsi que le maire de Montréal Gérald Tremblay ont insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un geste "isolé".
Les policiers se sont également montrés avares de détails sur la personnalité du tireur. Yvan Delorme a seulement indiqué qu'il s'agissait d'un jeune Canadien et a refusé de confirmer une information de presse, selon laquelle il serait d'origine sri-lankaise. Selon une autre source policière, il était âgé de 25 ans.
Montréal paralysé : La plus grande confusion a régné pendant de longues heures et le centre ville de Montréal a été paralysé, la fusillade ayant entraîné la fermeture temporaire du métro, dont une station dessert le collège Dawson.
Cette fusillade rappelle "le massacre" du 6 décembre 1989, lorsqu'un tireur fou, Marc Lépine, avait ouvert le feu à l'Ecole polytechnique de Montréal. Pour se venger des "féministes", ce chômeur de 25 ans avait tué treize étudiantes et une secrétaire de l'Ecole et blessé treize femmes avant de se tirer une balle dans la tête. En août 1992, un professeur mécontent de l'université Concordia de Montréal avait tué quatre de ses collègues.