Dix CRS en garde à vue pour rackets de taxis
Dix CRS en garde à vue pour rackets de taxisLes chauffeurs de taxis parisiens avaient rapporté avoir été victimes de chantage lors de contrôles fin août. Sept autres, de la même compagnie, devront comparaître pour le viol de trois prostituées.
Les dix CRS placés lundi soir en garde à vue dans les locaux de l'IGS à Paris, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Bobigny, étaient toujours entendus mardi. L'affaire porte sur des rackets présumés dont des chauffeurs de taxis parisiens seraient les victimes. Le parquet devrait décider dans la journée de mardi l'ouverture d'une information judiciaire.
Ces policiers de la 7e compagnie républicaine de sécurité du Val-d'Oise sont progressivement entendus et confrontés à 12 chauffeurs de taxis. Tous les agents des forces de l'ordre, qui ont travaillé le jour où les chauffeurs se sont plaints que des CRS leur aient demandé de l'argent pour des fausses infractions au code de la route, ont été convoqués.
Des infractions qu'ils n'avaient pas commises : Les faits remontent à fin août : les chauffeurs de taxis avaient rapporté avoir été victimes de chantage lors de contrôles opérés sur l'autoroute A1 entre la Porte de la Chapelle et Roissy, l'autoroute A3 et la Francilienne. Le porte-parole d'un syndicat de taxis parisiens a expliqué que "les CRS arrêtaient des collègues en leur reprochant des infractions qu'ils n'avaient pas commises et leur demandaient entre 50 et 150 euros pour ne pas rédiger de PV".
Accusations de viols dans la même compagnie : Hasard du calendrier, on a appris mardi le renvoi devant la cour d'assises à Paris de sept policiers de la CRS 7 de Deuil-la-Barre dans le Val-d'Oise, non pas pour racket, mais pour viols de trois prostituées en avril 2003 en région parisienne. Les faits avaient été portés à la connaissance de l'Inspection générale des services par des associations en lien avec les prostituées et par la Ligue des droits de l'Homme. Ils avaient fait l'objet d'une enquête interne qui avait conclu à leur authenticité. La date du procès n'est pas encore fixée