Lang candidat sans armée mais "jusqu'au bout"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Lang candidat sans armée mais "jusqu'au bout"

Malgré un manque de soutiens locaux, l'ancien ministre a réaffirmé avec force dimanche, à Paris, qu'il poursuivrait "jusqu'au bout" sa route vers l'investiture présidentielle.

Ni stars, ni paillettes pour le meeting de Jack Lang dimanche soir à Paris. Ce n'est pas l'ancien ministre de la Culture qui vient s'exprimer devant 1500 personnes mais le candidat à l'investiture présidentielle du PS. Dans la salle, de nombreux jeunes chez qui "Jack" est toujours aussi populaire. En haut des tribunes, une cinquantaine de Sénégalais qui manifestent en musique leur soutien au seul présidentiable favorable à la régularisation de tous les sans-papiers. "Oui à la France de la diversité" martèle-t-il à plusieurs reprises. "Si le socialisme n'est pas d'abord un humanisme, il n'est rien", lance-t-il, critiquant "l'infâme politique de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration. Cible principal de son discours, le président de l'UMP se voit également reprocher "ses voyages abondamment mis en scène et orchestrés complaisamment par les médias", avec "une armada d'accompagnateurs". "Qui paie ?" se demande-t-il.

Très applaudi sur l'éducation ("il faut mettre le paquet") ou les retards de la France en matière de recherche ou d'innovation, Jack Lang se présente comme "une personne d'expérience", loin de tout populisme ou démagogie. Une pique contre l'un ou l'une de ses camarades socialistes ? Aucune critique, même "en creux", ironise-t-il. "Je n'ai qu'un adversaire, Sarkozy et la droite", avait-il dit en préambule devant quelques journalistes. "Je trouve détestable de mettre en cause l'un d'entre nous", avait-il ajouté, reprenant une formule qu'il avait utilisée cette semaine pour la seule Ségolène Royal : "j'aime Ségolène, j'aime François, j'aime Dominique et j'aime Laurent".


"Une étape qu'il n'aurait pas franchie" : Après une heure de discours sans notes, Jack Lang invite la salle a partagé un verre de l'amitié. Ambiance bonne enfant où les uns et les autres dissertent sur la campagne interne. "C'est pénible ce matraquage des médias sur Ségolène. Comment voulez-vous qu'on se fasse réellement une idée sur elle ?" lance Amélie, 18 ans et nouvelle adhérente à 20 euros. Sélectionner celui ou celle qui peut le mieux battre la droite n'est pas un choix de convictions." Plus loin, un couple de cinquantenaires ne tarit pas d'éloges sur l'ancien ministre de la Culture mais se veut réaliste. "il a des convictions et de l'expérience; ce serait un formidable candidat contre Sarkozy mais il lui manque quelque chose, une étape qu'il n'aurait pas franchie, de la rage peut-être." Vers qui iront leur vote de militants ? Royal ? "Surtout pas, ce n'est que du creux". Quant à Jospin, "il a complètement raté son retour, se lamente Michel. Trop distant, pas d'empathie. Rien ne sert de jouer cette sorte de recours. Soit on y va, soit on y va pas".

Plus loin, Jack Lang déambule et salue tranquillement des partisans. "Je suis élue régionale dans l'Essonne et je vous soutiens, affirme une dame. "Vous avez ses coordonnées ?" glisse-t-il à une conseillère. Pas de réponse, et l'ancien ministre de continuer sa route. "Jack ferait un très bon candidat mais nous manquons de réseaux et de soutiens locaux. Si nous avions fait ce travail depuis quatre ans..." regrette un de ses fidèles.

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Publié dans Présidentielle 2007

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