Nicolas Sarkozy en visite aux Etats-Unis
Nicolas Sarkozy en visite aux Etats-UnisNicolas Sarkozy est arrivé samedi à New York, où il doit assister aux cérémonies de commémoration des attentats du 11 septembre 2001. Il a commencé par remettre l'ordre de la Légion d'honneur au chef de la police, Raymond Kelly. "Pas un seul Français n'a oublié ce qui s'est passé il y a cinq ans. Quand New York a été meurtri, ce sont tous les Français qui ont été blessés", a-t-il dit lors de la cérémonie au consulat de France, en présence du maire Michael Bloomberg. Le président de l'UMP s'était défendu dans un entretien accordé au Monde (daté du 10-11 septembre) d'être un admirateur "aveugle" des Etats-Unis. "Allié ne veut pas dire rallié", a-t-il répété à la presse à New York samedi.
"Nous savons que ce qui s'est passé à New York aurait pu se passer à Paris", a-t-il ajouté. "Ceux qui ont fait cela sont des criminels, des barbares, et rien ne peut justifier ce qu'ils ont fait. Dans ce combat, les Français sont vos amis. Les Français, M. Kelly, pas seulement moi, car je vais vous faire une confidence: en France il n'y a pas que moi qui aime les Américains!"
Peaufiner sa stature internationale : Après une cérémonie en l'honneur des pompiers de New York dimanche et un office du souvenir lundi à la mémoire des victimes des attentats, il doit rencontrer Kofi Annan au siège de l'Onu lundi. Il se rendra mardi dans la capitale fédérale pour des entretiens avec Condoleezza Rice, le secrétaire à la sécurité intérieure Michael Chertoff, le sénateur républicain John McCain, candidat potentiel à la présidentielle de 2008, et le démocrate Barack Obama.
Selon son entourage, Nicolas Sarkozy effectue ce voyage en tant que ministre de l'Intérieur, pour parler des questions liées au terrorisme. Mais après son déplacement vendredi à Bruxelles consacré à la "relance" européenne, il entend également, à l'occasion de cette visite outre-Atlantique, peaufiner sa stature internationale.
Jacques Chirac écrit à George Bush : Dans une lettre adressée à George Bush, Jacques Chirac a exprimé "l'amitié et la solidarité du peuple français" et sa détermination à lutter "ensemble" contre le terrorisme. Dans ce courrier, rendu public dimanche à Helsinki, où le président français assiste au sommet Asie-Europe (Asem), le chef de l'Etat souligne qu'il y a cinq ans, après les quatre attaques qui ont fait 2973 morts, "tous les Français, révoltés, se sont alors portés par le coeur auprès des Américains dans l'épreuve".
Il rappelle qu'il était venu aux Etats-Unis "immédiatement témoigner de la solidarité de la France" et qu'il n'oubliera jamais "le terrible spectacle de Ground Zero", "la tristesse poignante des New Yorkais (...), l'admirable courage du maire Rudolf Giuliani, la dignité, l'héroisme, le sacrifice des sauveteurs, des policiers et des pompiers".
"Ensemble, nous communions dans le souvenir des victimes, de leurs familles et de leurs proches, écrit-il. Ensemble, nous rendons hommage à toutes les victimes du terrorisme à travers le monde. Ensemble, nous poursuivons notre combat déterminé contre ce fléau que rien, jamais, ne peut justifier."