L'Autriche suspendue aux lèvres de Natascha

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  L'Autriche suspendue aux lèvres de Natascha

Deux semaines après son évasion, la jeune fille va s'exprimer ce soir pour la première fois à la télévision autrichienne. Afin de ne pas être reconnue, son visage n'apparaîtra pas à l'écran.

Le programme a toutes les chances de battre le record historique d'audience de la télévision autrichienne. Alors que près de 90% des Autrichiens s'intéressent à son histoire, Natascha Kampusch donnera en effet sa première interview télévisée depuis qu'elle a échappé à son ravisseur, le 23 août. Le rendez-vous est programmé ce soir à 20h15 sur la chaîne publique ORF.

L'entretien a en fait été enregistré mardi. Vingt minutes seront diffusés. Le visage de Natascha sera masqué "afin qu'on ne puisse pas la reconnaître dans la rue". L'interview sera menée par un journaliste de la chaîne, Christoph Feurstein, spécialiste de l'affaire depuis l'enlèvement en 1998 et qui garde de bons contacts avec les parents de la jeune femme. Il avait ainsi obtenu la seule interview télévisée de la mère, Brigitta Serny, le 23 août au soir.  Un débat avec les parents de la jeune femme, aujourd'hui âgée de 18 ans, et deux de ses conseillers, un psychiatre et une spécialiste de l'enfance, suivra l'entretien.


Gratuit pour la TV, payant pour les journaux : 
Depuis deux semaines, l'intérêt médiatique n'a pas diminué. Des ponts d'or ont été offerts par de nombreux médias à l'ancienne captive pour recueillir ses propos en exclusivité. Si l'interview ne sera pas payante pour ORF -elle redistribuera même les revenus de la diffusion internationale à Natascha Kampusch-, les entretiens obtenus par le quotidien Kronen-Zeitung et le magazine News seront quant à eux rémunérés, pour une somme non précisée.

Le conseiller en communication de Natascha Kampusch admet que des tensions existent entre l'intérêt du public, les énormes pressions des médias, le besoin de garantir des revenus financiers à la jeune femme -actuellement démunie- et la nécessité qu'elle ne souffre pas. Face à "l'énorme intérêt médiatique dans le monde, sa première réaction a été de se protéger d'un harcèlement incontrôlé des médias", souligne-t-il. "C'est cependant son désir exprès d'informer elle-même l'opinion, mais il a fallu trouver une stratégie médiatique permettant de concilier notamment son état de santé, sa capacité à répondre à ces exigences, ses perspectives d'avenir et sa position sociale et "surtout sa vie après la vogue médiatique", ajoute-t-il.

Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article