Jospin maintient le suspens sur sa candidature

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Jospin maintient le suspens sur sa candidature

L'ex-Premier ministre Lionel Jospin déclare dans un entretien au Parisien publié mercredi qu'il ne se sent ni "fatigué" ni "usé", continuant d'entretenir l'incertitude sur sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007.

Candidat ou non? La question est sur toutes les lèvres mais Lionel Jospin se garde bien d'y répondre. Dans un entretien au Parisien publié ce mercredi, l'ex Premier ministre affirme qu'il est en forme mais reste évasif sur son éventuelle candidature en 2007. L'ex-chef de la gauche plurielle déclare qu'il peut "aider le PS de différentes façons". "Mon cheval peut être à la tête d'une charge, ou bien dans le peloton des cavaliers", ajoute-t-il.

"Je ne peux absolument pas dissimuler que je suis plus vieux qu'il y a quatre ans. Je ne me sens pas du tout fatigué, et je pense que j'ai suffisamment peu servi, ces derniers temps, pour ne pas être usé", affirme Lionel Jospin auquel le quotidien rappelle qu'il aura 70 ans en 2007 et qu'en 2002, il avait trouvé Jacques Chirac "vielli, usé et fatigué".

"Répartition plus juste des fruits de la croissance" :  L'ex-Premier ministre souligne que "l'aboutissement même de la parité, c'est qu'on puisse aussi juger une femme comme on juge un homme". "Cela, il faut l'accepter", dit-il alors que Ségolène Royal se dit attaquée "parce qu'(elle est) une femme". Selon lui, pour que la gauche gagne en 2007, "il faut avoir un bon candidat qui puisse être aussi un bon président" et ce candidat "doit pouvoir rassembler la gauche".

Lionel Jospin se démarque de Ségolène Royal sur une série de sujets. "Laissons à l'éducation son rôle et l'armée le sien", répond-il s'agissant d'un encadrement militaire des élèves primo-délinquants, assurant que la question de la violence à l'école avait été "traitée de front" par son gouvernement. Alors que, pour les partisans de Ségolène Royal, le maintien en l'état de la carte scolaire conduit à un afflux d'élèves vers l'école privée, Lionel Jospin déclare: "Ca fait vingt ans que j'entends ça! Or,je constate que le pourcentage du nombre d'élèves scolarisés dans le privé reste légèrement en dessous de 20%".

Selon l'ex-Premier ministre, "la question centrale (...) aujourd'hui et pour les cinq ans à venir, c'est, avec l'emploi, une répartition plus juste des fruits de la croissance". "S'agissant des salaires, il y a des marges pour discuter puisqu'il y a des marges pour des salaires exorbitants".

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Publié dans Présidentielle 2007

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