Ségolène Royal : "la politique par la preuve"
Ségolène Royal : "la politique par la preuve"En ouverture de l'université de La Rochelle, la députée socialiste a vanté par des exemples concrets son bilan à la tête de la région Poitou-Charentes pour montrer qu'elle est capable de réussir à la tête du pays. Elle a précisé qu'elle s'exprimait en tant que présidente de région, et seulement cela, "et ça me va", a-t-elle ajouté "parce que la politique se fait par la preuve". L'intervention de Ségolène Royal s'est faite en l'absence de plusieurs de ses rivaux pour l'investiture, dont Laurent Fabius, Jack Lang qui avait "un autre rendez-vous", selon son entourage, ou Dominique Strauss-Kahn qui, selon son entourage, "préparait" le discours qu'il devait prononcer dans la soirée.
Comme elle entrait dans l'auditorium du Centre de conférences de La Rochelle, suivie par un bloc compact de photographes et cameramans, la socialiste favorite des sondages a été chaudement applaudie. Mais une partie seulement du public s'est levée pour l'ovationner.
Tout son discours d'ouverture en tant que présidente de la région Poitou-Charentes a consisté à expliquer ce qu'elle a réalisé depuis deux ans au niveau local. Et de citer pêle-mêle la gratuité du permis de conduire pour les jeunes chômeurs, les aides aux transports publics, un exemple de budget participatif dans un lycée ou encore "l'excellence environnementale ".
"Réformer l'Etat central" : Contrairement à ses rivaux depuis une semaine, elle n'a pas parlé aux militants de politique nationale ou avancé de programme pour 2007. Cela, elle le réserve aux médias nationaux. Très souriante et visiblement détendue, elle a préféré louer la politique de "la France des régions socialistes". Son ambition est de "voir des territoires qui puissent s'appuyer sur un Etat central pour lutter contre la précarité, les inégalités scolaires ou les problèmes d'emploi ".
"Lorsque l'Etat central fonctionnera mieux, les réformes pourront se faire. Voilà l'enjeu de l'année prochaine" a-t-elle expliqué sous les applaudissements des nombreux militants présents.
Avant son arrivée dans le port atlantique, la compagne de François Hollande a dénoncé à Poitiers devant les militants d'Attac "les idéologies de la résignation" qui justifient "les inégalités et le désordre des choses" et a prôné "un retour du politique" pour "reprendre la main face à la marchandisation généralisée". Elle a qualifié de "très utiles" les propositions d'Attac.