"Un logement, des papiers, une école tout de suite!"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  "Un logement, des papiers, une école tout de suite!"

Une manifestation en soutien aux expulsés du squat a réuni mercredi après-midi plusieurs centaines de personnes à Cachan. Des élus de gauche, parmi lesquels Marie-George Buffet, étaient présents. Les 200 expulsés ont qu'ils refusaient les ultimes propositions d'hébergement de la préfecture.

Plusieurs centaines de personnes - 600 selon la police - ont manifesté mercredi en fin d'après-midi à Cachan, dans le Val-de-Marne, en soutien aux expulsés du squat et pour réclamer des "logements pour tous". "Un logement, des papiers, une école tout de suite", proclamait une grande banderole jaune en tête du défilé, signée le "collectif des 1.000 de Cachan".

Derrière marchaient des délégués des expulsés, ainsi que de nombreux élus de gauche du département, encadrant Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF. Celle-ci s'était auparavant rendue dans le gymnase de la ville occupé par quelque 200 expulsés. "Je suis retournée", a dit Mme Buffet au terme de sa visite. "On vit un drame humain". La secrétaire nationale du PCF en a "appelé à l'Etat". "Il faut que l'Etat prenne rapidement des mesures. C'est une question qui concerne le gouvernement", a-t-elle ajouté en parlant d'une "crise sociale aiguë".

"Responsabilité de l'Etat" :  Un cortège parti du gymnase a rejoint d'autres manifestants rassemblés sur la place de la mairie. A un moment, la rumeur d'une intervention des forces de l'ordre dans le gymnase a provoqué un vent de panique parmi les manifestants, dont plusieurs dizaines se sont mis à courir vers la salle de sport.

Les 200 expulsés du squat de Cachan (Val-de-Marne) avaient annoncé mercredi qu'ils refusaient les ultimes propositions d'hébergement de la préfecture. Ils sont hébergés depuis vendredi soir dans un gymnase de la ville. "Le protocole d'accord rédigé par la mairie de Cachan (sur les bases des propositions de la préfecture) n'a pas été avalisé par les familles des expulsés", a déclaré Fidel Nitiema, l'un des délégués des expulsés. "La préfecture et l'Etat ont dégagé leurs responsabilités, alors que ce sont eux qui ont conduit les familles à la misère", a-t-il ajouté, en faisant observer que ce n'est "pas le maire de Cachan qui pourra régler cette situation".

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Publié dans Actualités

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