Enquête : les adolescents français et le cannabis

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Enquête : les adolescents français et le cannabis

Les adolescents français goûtent plus facilement le joint, composé de tabac et de cannabis, que la cigarette, selon une étude de l'Inserm. Les jeunes âgés de 15 à 18 ans sont les plus concernés. L'enquête dresse un bilan des dangers de la consommation du cannabis sur la santé.

D'après la recherche, basée sur une étude réalisée en 2003 auprès de 16.000 élèves âgés de 12 à 18 ans, 30,3 % des adolescents ont goûté tabac et cannabis, deux composants souvent indissociables du joint, et 27,5 % n'ont fumé que du tabac. "Tous les consommateurs de cannabis sont des consommateurs de tabac et pas l'inverse", explique Marie Choquet, chercheur à l'Inserm et co-auteur de l'étude, qui travaille à la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin.

Un produit plus adictogène que l'alcool :  "L'essentiel du changement s'est fait entre 1999 et 2003, précise la scientifique. Deux facteurs sont intervenus : la baisse de la consommation du tabac et la hausse de celle du cannabis." Les jeunes âgés de 15 à 18 ans sont les plus concernés. "Le cannabis n'est pas une substance de +petits+, remarque Marie Choquet. Il s'installe à la fin du collège et au lycée." 58 % des élèves de 18 ans avouent avoir fumé du cannabis, contre 14 % de ceux âgés de 14 ans, d'après l'étude de l'Inserm. Conséquence notable : les consommations régulières augmentent. "Le cannabis est un produit plus adictogène que l'alcool, et presque autant que la cigarette", observe-t-elle. Le risque santé est donc important.

Effets nefastes sur le mental :  Le phénomène est toutefois très récent, ce qui limite le champ d'étude. Le cannabis a ainsi un effet sur le mental, quand la consommation est excessive. "80 % des jeunes patients qui débutent leur pathologie mentale ont une consommation excessive de cannabis", observe le docteur Philippe Nuss, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine. Elément d'intégration chez les adolescents, fortement connoté, ce produit, ingéré à haute dose, modifie la conscience et la perception du temps, provoque des retards intellectuels et favorise les troubles de l'attention et de la mémoire, selon les différentes études.

"Pétard du soir, trou de mémoire" :  La réussite scolaire en pâtit, surtout chez les adolescents déjà en difficulté. "Pétard du matin, poil dans la main. Pétard du soir, trou de mémoire", résume Jean Costentin, chercheur au CNRS, qui insiste sur le "syndrome amotivationnel, et la perte d'intérêt" liée au cannabis. "Ceux qui fument régulièrement perçoivent une dualité de leur comportement. Ils comprennent que le cannabis les aide à dormir et à entrer en relation avec les autres. Mais ils se rendent comptent qu'il les met à certains moments dans des états d'anxiété ou de psychose", affirme le Dr Nuss.

L'effet est d'autant plus dévastateur que la consommation est précoce. "Le THC (Tétrahydrocannabinol présent dans le cannabis) modifie les cellules neuronales, et donc le système nerveux central", qui est en formation à l'adolescence. "Plus on en consomme, plus le risque de développer des pathologies graves, type schizophrénie, est important", avance-t-il. Le risque est aussi physique. "Le cannabis entraîne, outre une dépendance comportementale, une addiction au tabac", relève Philippe Molimard, fondateur de la tabacologie en France. Il peut favoriser les maladies liées à cette consommation. "Mais une question doit être posée : est-ce que le cannabis révèle une maladie, ou bien est-ce qu'il la crée?", demande le tabacologue.

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A
Je ne suis pas d'accord avec l'article sur plusieurs points : <br /> vous concédez que l'alcool est plus dangereux que le cannabis? Si oui, renseignez-vous sur le nombre de décès dont l'alcool est la cause, et ensuite avec le cannabis. Petite différence non? L'alcool tue non seulement au volant, mais aussi à long terme et chez les jeunes, lors d'un comas ithilique par exemple. Le cannabis lui, n'a jamais provoqué d'overdose, tue rarement au volant (chose quand même stupide de prendre le volant sous l'influence de stupéfiant). De plus, la question dépendance, qui est très forte chez l'alcool, l'est moins vis à vis du cannabis. Beaucoup trop de scientifiques disent le contraire, comme quoi la dépendance du cannabis et aussi forte que celle de l'héroïne ; j'ai consommé longtemps du cannabis, il m'a été très facile de m'en séparer durant plusieurs mois. D'autre part je n'ai jamais eu la moindre envie de toucher à d'autres drogues. L'alcool est très dangereux en soirée par exemple, car sous influence de celui-ci, notre comportement change, il devient plus agressif. Le cannabis rend juste stone et n'altère en aucun cas le comportement, malgré ce que peuvent dire les scientifiques qui ne l'ont jamais goûté.<br /> Beaucoup trop de gens persistent à croire que le cannabis est plus dangereux que l'alcool parce qu'il est illégal. Il est illégal pourquoi? Parce qu'il ne rapport rien à l'état, par rapport à l'alcool et qu'il est plus facile de taxer les consommateurs et dealeurs de cannabis.<br /> Merde aux dealeurs! "Le cannabis n'est pas interdit parce qu'il est dangereux, il est dangereux parce qu'il est interdit". S'il était légal, le cannabis serait vendu en petite quantité, exclusivement aux adultes, et serait d'une qualité irréprochable. Les dealeurs n'hésitent pas à infiltrer du verre pillé dans l'herbe ou le haschish afin de l'allourdir. La légalisation ne peut être qu'une bonne chose. Moins de jeunes commenceraient à fumer, eux qui sont attirés par l'interdit. Nous aurions non seulement la qualité mais aussi la quantité.<br /> Je tiens à dire aussi que je fume du cannabis avec du tabac certes, mais je n'ai jamais fumé une seule cigarette (peut-être 2-3 fois étant jeune).<br /> Question étude et démotivation, je suis actuellement en dernière année d'université de droit, et ma motivation n'a jamais été perturbée. Arrêté de nous remplir le crâne de prévention mensongère.<br /> La police, qui dit faire de la prévention, m'a étonée il y a quelque années avant ma majorité, lorsque j'étais à un festival de musique : nous avions allumé un joint avec des amis et la police en civile nous a arrêté à la fin du joint et non pas avant! Quelle prévention. Il n'y a aucune prévention. Il nous ont arrêté après pour la simple et bonne raison qu'il y avait plus de personnes a arrêter, étant donné qu'un seul de mes amis détenait du cannabis. Leur but n'est pas de faire de la prévention mais bien de remplir leurs quotats mensuels.<br /> N'oubliez pas que l'alcool est une drogue dure en vente libre, bien plus dangereuse qu'un petit joint de temps en temps. On ne cherche pas à faire du mal, pourtant on continue à se faire arrêter.<br /> C'est tout ce que j'avais à dire...
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