Aurelia : la traque au ravisseur continue
Aurelia : la traque au ravisseur continueAurélia retrouvée, la traque de son ravisseur se poursuit. Le portrait-robot diffusé lundi reste d'actualité. La fillette est à l'hôpital, où elle subit des examens médicaux et est interrogée par les enquêteurs.
Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver le ravisseur d'Aurélia, 6 ans, retrouvée saine et sauve lundi soir, au grand soulagement de tous les habitants de sa petite ville de Jallais, dans le Maine-et-Loire. La fillette est toujours à l'hôpital d'Angers, où elle avait été conduite dans la soirée avec ses parents pour des examens médicaux. Les enquêteurs ont commencé à l'interroger sur les conditions de sa captivité."Son état général est bon mais elle a besoin de calme et de repos", a précisé un responsable hospitalier. "Aurélia va très bien", a ajouté son père, "très content" de l'avoir retrouvée.
Pendant ce temps, quelque 300 gendarmes continuent à quadriller Jallais et ses environs, à la recherche du véhicule du ravisseur, une Peugeot 309 gris clair. "Le véhicule est plus que jamais recherché, le numéro vert (0800.11.60.66) est toujours actif", a indiqué un officier de gendarmerie.
"Le plus important, c'est maintenant de connaître l'emploi du temps de la petite et de retrouver l'auteur", a déclaré le colonel Jean-Luc Payrard, commandant du groupement de gendarmerie de Maine-et-Loire. "La petite est en état de choc. Dès qu'on le pourra, on procèdera à son audition", a expliqué la procureur Brigitte Angibaud, qui a lancé la nuit dernière un appel au ravisseur. "La justice sait se montrer clémente quand le ravisseur décide de rendre l'enfant rapidement". Le portrait robot diffusé lundi d'après le témoignage d'une personne ayant failli être renversée par le ravisseur dans sa fuite est toujours d'actualité, ont précisé les enquêteurs.
Déposée par son ravisseur dans un quartier pavillonnaire de Cholet, à une quinzaine de kilomètres de son domicile, Aurélia, qui avait "faim et froid", a sonné vers 21H15 chez des habitants qui ont alors prévenu la police. "La petite était frigorifiée", a reconnu l'homme chez qui elle a sonné. Encore sous le choc et très ému, il a expliqué avoir rapidement compris qui était l'enfant à sa porte, dont il avait vu un portrait placardé dans son entreprise. Selon lui, Aurélia, vêtue d'une parka et qui n'avait plus ses rollers mais des chaussures, ne portait pas de traces de coups.