Vendredi 17 août 2007
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Attentat kamikaze raté contre des touristes au Maroc
L'action a été perpétrée contre un bus qui se trouvait dans la cité impériale de Meknès. Le 6 juillet, le royaume a mis ses forces de sécurité en état d'alerte maximum.
Un jeune kamikaze marocain s'est grièvement blessé dans la cité impériale de Meknès ce lundi quand la bonbonne de gaz qu'il voulait faire exploser dans un autocar de touristes a explosé à quelques mètres de là. L'attentat, qui s'est produit place Lahdim, un des lieux les plus fréquentés par les étrangers qui visitent la médina de la ville, n'a fait aucune victime.
"Il se dirigeait vers le bus mais n'a pu atteindre son objectif grâce à la vigilance du conducteur", selon l'agence marocaine MAP. Selon un responsable de la police qui ciait des témoins, le jeune homme était en discussion avec deux autres personnes avant de commettre son acte. Ses deux compagnons, qui ont pris la fuite, sont activement recherchées. "Les touristes, de différentes nationalités, notamment française, italienne et américaine, sont allés ensuite déjeuner et ont poursuivi leur périple au Maroc", a ajouté ce responsable. L'agence MAP a assuré qu'il s'agit "d'une tentative isolée et désespérée, face au renforcement des mesures de sécurité et aux campagnes d'assainissement ayant ciblé les milieux extrémistes, notamment ceux de la Salafia Jihadia".
"Menace terroriste avérée" : Selon une source policière, le jeune homme, âgé de 23 ans et ingénieur de travaux publics, fonctionnaire à Meknès, a eu un bras arraché et a été atteint au foie. Il a été évacué vers l'hôpital militaire Mohammed V de Meknès, où son état est jugé critique.
Le 6 juillet dernier, le royaume avait mis toutes ses forces de sécurité en état d'alerte maximum pour contrer une "menace terroriste avérée" qui, selon les experts, émanerait de la branche maghrébine d'Al-Qaïda. La police antiterroriste a aurait ainsi arrêté des dizaines de suspects depuis six mois, selon une source policière. "Cette campagne a mis les terroristes sur la défensive et a déstabilisé leurs complots, les poussant à commettre des actes de désespoir comme celui-ci", a avancé une autre source. Cet attentat manqué présenterait des similarités avec les attentats suicide de Casablanca, en mars et avril de cette année, au cours desquels sept kamikazes se sont fait exploser, tuant aussi un policier, dit-on dans l'entourage de la police.
Par Le Net Et Ses Dangers
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Publié dans : Attentat
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Jeudi 16 août 2007
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Irak: plus de 200 morts dans l'explosion de camions piégés
Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières en quatre ans de guerre. Quatre attentats ont visé mardi une minorité kurde du Nord. La Maison Blanche a qualifié de "barbares" ces "attentats contre des civils innoncents", accusant les extrémistes d'"empêcher l'Irak de devenir un pays stable et sûr".
Le bilan est très lourd. Plus de 200 personnes ont été tuées et plus de 375 blessées dans le nord de l'Irak dans quatre attentats au camion piégé visant une minorité religieuse, les Yézidis. Et les secours irakiens poursuivaient leurs recherches mercredi pour tenter de retrouver des personnes en vie sous les décombres. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières depuis le renversement de Saddam Hussein, ont déclaré des responsables mercredi. Un précédent bilan faisait état d'au moins 200 morts et autant de blessés, selon le maire de Sinjar, ville du nord de la province de Ninive où se sont produits les attentats, mardi, dans deux villages habités par la secte pré-islamique des Yézidis.
375 blessés ont été transportés dans sept hôpitaux, selon un médecin. Le bilan pourrait encore s'alourdir en raison de possibles victimes sous les décombres. 70 maisons auraient été soufflées. La police a imposé un couvre-feu à Sinjar et dans les environs de Tal Afar (80 km à l'ouest de Mossoul).
"Crime ignoble" : De son côté, l'armée américaine, qui a fait état mercredi de 60 morts et de cinq camions piégés dans la série d'attentats, montre du doigt la branche irakienne d'Al-Qaïda. L'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad et le commandant des forces américaines en Irak, ont condamné mercredi ces attentats qualifiés de "barbares" tout en se disant déterminés à poursuivre leur mission. Pour sa part, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, confronté à une grave crise politique en raison des dissensions entre partis sunnites et chiites, a dénoncé ce "crime ignoble", ordonné une enquête et affirmé que ce crime ne l'empêcherait pas de "poursuivre le processus politique".
Le président irakien Jalal Talabani a estimé que les Yézidis étaient victimes d'une "guerre génocidaire lancée par les terroristes et les Takfiris (extrémistes) contre la population irakienne". La Maison Blanche avait mardi dénoncé ces "attentats contre des civils innocents", les qualifiant de "barbares", accusant les extrémistes d'"empêcher l'Irak de devenir un pays stable et sûr". La Grande-Bretagne a estimé de son côté que ces attentats étaient perpétrés par des gens qui "ne cherchent que la destruction".
Conflits avec les sunnites : La communauté yézidie, estimée à quelque 500.000 personnes, est une minorité kurdophone installée dans le nord de l'Irak qui considère le diable comme le chef des anges. Cette secte compte trois députés sur les 275 sièges du parlement. Elle a tenté de demeurer à distance des violents conflits confessionnels et politiques qui ensanglantent une grande partie de l'Irak, mais ces derniers mois les relations avec les communautés sunnites voisines se sont gravement détériorées. Le 7 avril, une foule de Yézidis ont lapidé une jeune fille de 17 ans, elle-même yézidie, pour avoir offensé leurs valeurs conservatrices en s'enfuyant pour épouser un jeune homme musulman.
L'Irak est confronté à un regain de violences interconfessionnelles en dépit du déploiement de 155.000 soldats américains. 85.000 d'entre eux sont postés à Bagdad, ce qui a eu pour effet de déplacer les extrémistes qui commettent des attentats dans des régions plus isolées. Deux attentats à la voiture piégée sur des marchés très fréquentés ont fait mercredi au moins deux morts et treize blessés à Kirkouk (nord), selon le chef de la police locale Bourhan Tayeb.
Par Le Net Et Ses Dangers
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Publié dans : Attentat
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