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Queen Mary 2 : du sursis et des amendes requis
Le procureur a ciblé les "défauts de conception" de la passerelle par la société Endel et son "mauvais usage" par les Chantiers de l'Atlantique. La chute de la passerelle du navire avait fait 16 morts en 2003.
Des peines de prison avec sursis et des amendes ont été requises mercredi devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire dans le procès des responsables présumés de la chute de la passerelle du Queen Mary 2 qui avait fait 16 morts en 2003.
Dans un réquisitoire de 3h30, le procureur Pierre-Marie Block a pointé du doigt les "défauts de conception" de la passerelle par la société Endel et son "mauvais usage" par les Chantiers de l'Atlantique, estimant que "les deux causes ont concourru à la réalisation de l'accident".
Les Chantiers de l'Atlantique (alors filiale d'Alstom), constructeur du Queen Mary 2 et Endel (groupe Suez) sont jugés depuis le 8 octobre pour "blessures et homicides involontaires" aux côtés de huit de leurs salariés. Les deux entreprises se rejettent la responsabilité de l'accident.
Jugement en délibéré : Le procureur a requis à l'encontre des deux sociétés 225.000 euros d'amende chacune et 7.500 euros par contravention (victimes avec ITT inférieure à trois mois). Il a demandé trois ans avec sursis et une peine d'amende laissée à l'appréciation du tribunal à l'encontre des huit salariés.
Le 15 novembre 2003, la passerelle de 15 mètres sur 1,5 m de large s'était effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans une cale sèche des Chantiers de l'Atlantique, entraînant 45 personnes dans le vide. Seize d'entre elles avaient été tuées et 29 autres blessées. Les 130 parties civiles réclament plus de 12 millions d'euros de dommages et intérêts. Les plaidoiries de la défense débutent jeudi. Le procès doit se terminer mardi et le jugement sera mis en délibéré.
Par Le Net Et Ses Dangers
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Des Velib en banlieue dès 2008
La municipalité de Paris a proposé aux communes riveraines de la capitale de financer une extension vers la proche banlieue du système Vélib'. Pierre Mansat, maire adjoint chargé des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France, précise sur LCI.fr que le projet devrait voir le jour dès 2008.
Les banlieusards aussi auront le droit à leur velib au pied de chez eux. Après plusieurs mois de concertation, la municipalité de Paris vient en effet de proposer à vingt-neuf communes de proche banlieue d'installer trois cents stations, soit 4.500 vélos, sur leur territoire. Installation dont elle prendrait en charge le coût d'installation, évalué à sept millions d'euros par an.
Pour cela, le Conseil de Paris devra toutefois modifier le marché qu'il a passé avec la société JCDecaux, qui a installé Vélib' dans la capitale le 15 juillet dernier, "mais sans en bouleverser l'équilibre", précise à LCI.fr Pierre Mansat, maire adjoint chargé des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France.
Coût d'abonnement inchangé : Ces installations en banlieue ne fourniraient pas de recettes publicitaires au prestataire, a précisé la mairie à l'Afp, et il n'y aurait "aucune conséquence sur le mobilier urbain des communes concernées". La formule suivante est proposée aux vingt-neuf villes concernées : soit Paris prend tout à sa charge et empoche toutes les recettes supplémentaires, soit les communes de banlieue prennent 30% à leur charge et empochent 30% des recettes supplémentaires. Le coût des abonnements ne changerait pas. Si les villes concernées le souhaitent, elles pourront compléter ce "système relativement modeste" par leurs propres appels d'offres pour un maillage plus dense entre elles. "Il n'est pas impensable qu'il y ait plusieurs systèmes", a dit M. Mansat.
Concrétisation au 2e semestre 2008 : M. Mansat a souligné sur LCI.fr qu'il s'agissait de "la concrétisation de la conférence métropolitaine" voulue par Bertrand Delanoë. Le calendrier s'annonce désormais serré. "Toutes les communes doivent nous fournir ces jours-ci un correspondant Velib. Dès la semaine prochaine, une réunion juridique sera mise en place pour caler les textes. Une délibération en Conseil de Paris devrait intervenir dès décembre. Ensuite,il faudra étudier avec chaque commune où seront placées les stations velib. Selon Pierre Mansat, "la mise en place du dispositif devrait se faire au deuxième semestre 2008".
"Velib est la première concrétisation à grande échelle d'un projet partagé entre Paris et sa banlieue. Elle est annonciatrice de beaucoup de coopérations dans le futur", promet l'adjoint au maire. Après le succès du système Vélib', lancé le 15 juillet et délégué à la société d'affichage publicitaire et de mobilier urbain JCDecaux, une vingtaine de maires d'Ile-de-France avaient écrit à Paris pour dire leur intérêt d'accueillir des stations de bicyclettes.
Par Le Net Et Ses Dangers
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