Recommander

Publicité

Jeudi 11 octobre 2007
  Tests ADN: le coup de gueule de Fadela Amara

La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville a jugé "dégueulasse" qu'on "instrumentalise l'immigration", mardi sur France Inter. "J'ai la possibilité de dire ce que j'ai à dire et, très franchement, le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, eh bien je partirai !", a-t-elle dit.

Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, a jugé "dégueulasse" qu'on "instrumentalise l'immigration", dénonçant l'amendement sur les tests ADN au projet de loi sur l'immigration, mardi sur France Inter. "L'ADN je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays" a déclaré Mme Amara. "Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés: y en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!", a-t-elle ajouté.
  
Interrogée par ailleurs sur l'hypothèse d'un recours à des statistiques ethniques, elle a répondu: "ça aussi c'est un autre combat. Je ne veux pas qu'on définisse les gens en fonction de leurs origines, de leur religion. Créer des catégories de population c'est dangereux", a-t-elle estimé. "Je suis une femme libre, ne l'oubliez jamais", a fait valoir Mme Amara. "J'ai la possibilité de dire ce que j'ai à dire et, très franchement, le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, eh bien je partirai !", a-t-elle dit.

Démission :  Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian n'a pas tardé à réagir aux propos de Fadela Amara. "Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité, c'est-à-dire ceux qui soutiennent le gouvernement", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Interrogé sur le fait de savoir si elle devait démissionner du gouvernement, Patrick Devedjian a répondu: "je ne dis pas ça, je dis que ce n'est pas bien" de tenir de tels propos. André Vallini, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, a quant à lui estimé que Fadela Amara, devait "pousser la logique jusqu'au bout et démissionner si l'amendement Mariani n'est pas retiré" si la mesure n'est pas retirée.

Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, a lui aussi dénoncé ses propos : "elle fait partie du gouvernement donc il y a un minimum de solidarité, au moins dans les termes employés, vis-à-vis de ce qui est fait par le Parlement", a-t-il dit. "Elle devrait réfléchir avant d'employer des mots sur ce que le Parlement débat et décide. On peut apporter sa contradiction, désapprouver cette mesure (sur les tests ADN) et certains ministres l'ont exprimé, mais d'une autre manière. Il y a façon et façon de dire les choses", a-t-il insisté.

"Respectueux les uns des autres"  :  "On ne peut pas demander plus mais pas moins non plus aux ministres d'ouverture. Les ministres d'ouverture ne sont pas exonérés de respecter le Parlement. Soyons respectueux les uns des autres", a renchéri Bernard Deflesselles, également vice-président du groupe UMP. De son côté, le député villepiniste François Goulard, opposé à l'amendement ADN, s'est demandé sur France Inter ce que Fadela Amara "fait au sein du gouvernement". "Si on juge que certains membres du gouvernement ont un comportement dégueulasse, une seule conclusion: on en part", a-t-il dit.

Par Le Net Et Ses Dangers - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Jeudi 11 octobre 2007
  Des mal-logés évacués à Paris par les forces de l'ordre

Droit au Logement dénonce mercredi matin "l'absurdité et la brutalité de la réponse du gouvernement" après l'évacuation de la rue de la Banque. Une centaine de personnes ont été délogées dans les calme et aucun incident n'est à déplorer, a précisé un commissaire de police.

Les forces de l'ordre ont évacué mercredi sans incident à l'aube les familles de mal-logés représentant une centaine de personnes au total et les militants du Dal (Droit au Logement) installés avec des tentes rue de la Banque à Paris (IIè). Arrivés sur place à 5 heures 30, plusieurs dizaines de policiers et gendarmes mobiles ont commencé à démonter les tentes que les mal-logés avaient réinstallées mardi matin. Les tentes ont été confisquées et embarquées à bord de camions des forces de l'ordre tandis que leurs occupants rassemblaient leurs affaires.
 
A 6 heures, le démontage et le chargement des tentes étaient achevés, tandis qu'une partie des mal-logés quittait d'eux-mêmes la rue de la Banque avec leurs enfants et leurs bagages. Une vingtaine de femmes et leurs enfants restaient en revanche sur place et s'asseyaient à même le trottoir en scandant : "Oulala oulélé solidarité avec les mal-logés!" Finalement après quelques discussions avec les forces de l'ordre, ils ont accepté de quitter les lieux. A 6 heures 30, les opérations d'évacuations des tentes et des personnes étaient terminées, ont constaté les journalistes. Aucun incident n'a été à déplorer, a précisé un commissaire de police.
 
"Seules quelques personnes ont accepté d'être transportées dans un centre d'accueil pour boire un café", a ajouté ce commissaire, qui a souligné que la très grande majorité des manifestants ont quitté les lieux par eux-mêmes en empruntant le métro ou les bus. La police a également ôté les banderoles suspendues aux panneaux de signalisations et qui demandaient "Pour les précaires du logement, 100.000 logements tout de suite, 1 million très vite!!!".

Le DAL en colère  :  Le porte parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud a dénoncé mercredi matin "l'absurdité et la brutalité de la réponse du gouvernement". L'évacuation s'est déroulée "sans accrocs", selon M. Eyraud qui a ajouté que ce n'était "pas par la force qu'on règlerait le problème". Jean-Baptiste Eyraud regrette qu'il n'y ait "aucun dialogue" avec le gouvernement sur la question des mal-logés. "Il n'y a même pas un dialogue de sourd, il y a la répression", a-t-il ajouté.

"Ce sont des gens qui travaillent, qui sont Français ou en situation régulière, mais qui n'ont pas assez d'argent pour avoir un logement social parce qu'il n'y a pas assez de HLM. Alors ils sont exploités par les marchands de sommeil, les hôtels", a-t-il expliqué, estimant que "230 familles" environ étaient passées sur ce campement installé rue de la Banque, à proximité sur Palais Brongniart (ancienne Bourse de Paris), depuis mercredi.
 

Le DAL et les mal-logés, évacués mercredi matin, appellent à un rassemblement sur place mercredi à 18 heures, selon Jean-Baptiste Eyraud. D'ici là, le DAL et les familles tentent de récupérer le matériel confisqué par les forces de l'ordre. "Il y avait une centaine de tentes", ajoute-t-il, "ainsi que certaines affaires personnelles des familles".

Par Le Net Et Ses Dangers - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Images aléatoires

  • Greg082.jpg
  • Greg095.jpg
  • Greg076.jpg
  • Greg025.jpg
  • Greg039.jpg

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus